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Liste des oiseaux du refuge faunique Marguerite-D'Youville (196) (PDF) **Maintenant 216 espèces d'oiseaux** Ajouts récents 2007-2009
De nombreuses espèces d’oiseaux fréquentent l’île Saint-Bernard et les territoires naturels environnants, attirées par la grande diversité des habitats et une nourriture abondante. On y a recensé 216 espèces, dont le rare Petit Blongios qui affectionne particulièrement les milieux humides du sud du Québec, la Mésange bicolore, le Petit-Duc maculé, la Grande Aigrette, la Sarcelle à ailes bleues, le Grand-Duc d’Amérique, le Grand Pic, le Martin-pêcheur, le balbuzard, la Buse à queue rousse et le discret Tangara écarlate. Au parc de la Commune, il est aussi possible d’observer de près des Hirondelles à front blanc dont les nids, fabriqués avec de la boue, sont fixés sous le pont qui mène au Manoir d’Youville.
Une halte pour les oiseaux migrateurs Un oiseau majestueux : le grand héron En 1987, l’île abritait la troisième plus importante colonie de Grands Hérons du Québec. Cet oiseau majestueux mesure environ 1,2 mètre de hauteur et peut atteindre une envergure dépassant deux mètres lorsqu’il déploie ses ailes. Il niche au sommet d’un arbre mort, dans un nid de branches sèches entrelacées mesurant un mètre de diamètre. L’incubation des œufs, entre quatre et cinq par année, la protection de la couvée et la nutrition des héronneaux sont assurées par les deux parents : le mâle reste au nid le jour et la femelle la nuit. Petits poissons, crustacés, insectes aquatiques et grenouilles constituent le menu de cet oiseau. Entre 1979 et 1987, la héronnière de l’île Saint-Bernard est passée de 47 à près de 170 nids. Mais depuis, les grands hérons ont complètement abandonné ces nids, bien qu’un bon nombre fréquente encore les abords de l’île pour s’alimenter et se reposer. L’activité accrue du Raton laveur et la présence humaine pourraient être à l’origine de l’abandon de ce lieu de nidification par ce magnifique oiseau retenu comme emblème aviaire de la ville de Châteauguay et qui identifie également Héritage Saint-Bernard. Au Québec, cette espèce compte environ 25 000 individus. Des nichoirs pour le canard branchu
Le nom du Canard branchu lui vient de sa propension à
habiter des milieux forestiers humides où on retrouve des arbres morts et des
chicots offrant des cavités naturelles propices à la nidification. Pratiquement
disparu au début du 20e siècle, à cause d’une chasse excessive et de trop
grandes pressions sur son habitat, il a vu sa population croître à nouveau avec
l’adoption de diverses mesures de protection à compter de 1918. L’installation
de nichoirs artificiels, plus de 100 000 en Amérique du Nord, a contribué à la
renaissance de l’espèce. (Les oiseaux nicheurs du Québec, sous la direction de
Jean Gauthier et Yves Aubry, 1995) |